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Marrakech

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 01:32:08


Paris le 23 novembre 2008,

Les préparatifs.

« Ladies and Gentlemen, we are now boarding in Paris Charles De Gaulle, temperature is about 5 degrees, it's cloudy and it has been raining few hours ago. Hope you had a pleasant trip and wish to see you on easyjet airlines soon ».

Nous arrivons à Paris, 5 degrés celtius...brr, Julien m'avait annoncé par sms qu'il avait neigé...Fin du voyage.
J'ai hâte de rentrer à la maison.
Tout se passe bien. Après avoir passé la douane et récupéré mon bagage, je me dirige donc vers le Terminal A pour prendre le RER B.

Mais là impossible, les CRS bloquent le passage, il y a un colis suspect.
Après en avoir informé Julien, il me conseille de prendre un taxi et m'indique un itinéraire afin d'éviter les bouchons du dimanche...
Je le comprends, il sait depuis le temps, combien je peux être prévoyante autant qu'imprévisible.

Je rejoins donc la file d'attente des taxis et lorsque mon tour arrive, coup du sort, simple hasard ou "mektoub" (je vous laisse choisir), le conducteur ne m'était pas du tout inconnu. C'était la dame qui nous avait reconduit chez nous de la gare du Nord, lors de notre retour de notre London Trip chez Lucile, quelques mois plus tôt.

Ce court voyage au pays des milles et une nuit, à la découverte d'une culture ancestrale et propice à la sérénité, n'a pas été uniquement une découverte extérieure.

J'ai aussi appris que chaque situation, aussi difficile qu'elle puisse paraître, quelque soit le caractère inextricable qu'elle revête, peut, se révéler être un formidable voyage à la découverte et au tréfonds de soi, de ceux qui partagent notre quotidien et mettant en lumière les ressources insoupçonnables qu'ils sont prêts à déployer pour nous voir heureux, alors qu'on croyait connaître quasiment tout d'eux.
On pourra toujours se reprocher le temps perdu, l'argent gaspillé, mais çà, il faut bien le reconnaître, ça n'a pas de prix.

Cela je ne pouvais en avoir conscience au moment où je me suis rendue au métro Reuilly-Diderot, ce vendredi 21 novembre 2008 pour récupérer le RER B à Chatelet-les-halles...

Et dire que tout avait commencé comme cela....

Avec moi c'était souvent tout ou rien.
J'étais souvent pour ne pas dire toujours « borderline ».
A croire que frôler la limite me faisait vivre un peu plus vite ou au moins plus intensément?
Je ne pourrais le dire, mais assurément, j'avais un souci avec le temps...

Le Temps... cet invariable compteur, cet éternel insatisfait...
S'il devait se déguiser, le temps pourrait prendre soit l'apparence pour, qui le craint et cherche à le fuir, d'un trouble-fête gênant que l'on préfère snober, ou encore revêtir la couleur de l'espoir pour ceux qui de par leur jeunesse l'appréhendent à peine et croient s'en faire un ami....

Indubitablement restera la Parque pour chacun de nous...Pas cool hein? Je sais.
Mais c'est comme ça.

Enfin tout ça pour dire que j'avais vraiment du mal a appréhender le temps car en voulant, dans un délais imparti réaliser milles actions, j'étais forcément toujours un peu en guerre avec le temps.

Étais-je la seule à éprouver cela?

Les rares fois où j'arrivais à tout boucler, étaient les fois où j'avais eu raison du temps mais forcément au détriment de mon sommeil. Mon sacro-saint sommeil...

Combien de fois m'étais-je couchée après l'heure fatidique, je dis fatidique car, loin de moi l'idée pessimiste de la dégénérescence du corps qui vieillit, mais , j'étais déjà une grosse dormeuse avant de souffler sur mes trente bougies et il arrivait pendant mes études, que je sorte tard le soir jusqu'au petit matin pour ensuite enchaîner sans cligner des yeux, une journée de cours à la fac. Depuis, minuit est devenue une heure fatidique...

Maintenant, passé minuit, je sais invariablement que mon cher sommeil ne sera pas aussi réparateur et que j'aurais « du mal » le lendemain.

Sachant cela, je devrais pouvoir m'organiser en conséquence afin de ne plus vivre ce genre de cauchemar et bien la réalité est tout autre.

Paris Charles De Gaulle, terminal A. Un départ précipité.

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