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Marrakech 8- Le Souk

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:53:20
-L'arrivée au souk
Enfin nous arrivons au souk. Une collègue de travail qui avait fait le voyage il y a quelques temps, m'avait dit « tu sais c'est vraiment bien le souk, mais on a pas pu regarder tranquillement les objets sans que quelqu'un ne nous interpelle toutes les 5 minutes... »
Pour moi ça a été une aventure autant visuelle qu'olfactive.

Dès l'entrée du souk, nous fumes assaillies par les odeurs très fortes ou se mêlaient épices, fruits secs présentés sur les étals et viandes exposées.

Pléthore d'articles, Djellabas, babouches, vasques en faience d'Agadir, instruments de musiques insolites se partageaient l'espace.
Il n'était pas rare de devoir se rabattre précipitamment sur le coté pour laisser passer une « 4x4 marocain », (un chariot tiré par un Âne éflanqué, déboulant à toute vitesse dans les ruelles étroites et sinueuses du souk.
Au détour d'un chemin, pouvait se dresser une porte en bois sculptée finement et encastrée dans un pan d'un mur, accentuant l'effet "milles et une nuit".

Ce qui est notable, c'est la gentillesse des gens, les sourires spontanés, les questions sur nos origines et souvent même invitation à déjeuner...
A aucun moment nous n'avons ressenti une quelconque animosité ou agressivité latente.
Une vraie découverte!
En discutant un petit peu avec les autochtones, je me rends compte qu'avoir des rudiments d'arabe serait le petit plus, tout le monde ne parlant pas le Français ici.
Beaucoup nous prennent d'ailleurs pour des Anglophones...

Nous restons raisonnables, et faisons de ce moment plus qu'un instant de shopping aveuglé par la couse à la bonne affaire, un moment de découverte, des objets, des couleurs des épices...
Il y a beaucoup de similitudes avec les marchés "Africains" comme ils disent .
-Tu vois me dit Lucile, c'est ce qui me charme également à Marrakech, c'est que c'est l'Afrique.
Les marocains ne doivent pas forcément avoir le même point de vue qu'elle; pour ma part, je partage cette assertion à 100%, (tout ici respire l'Afrique) car à maintes reprises la question à fusé.
-Africaines? Sénégalaises? Américaines?
Un sourire narquois naissait alors sur nos visages, je crois en même temps, et nous répondions, non pas sénégalaises...
Je regardais Lucile avec amusement en lui lançant:
-mais si le maroc c'est pas l'Afrique, où est-il alors??
-Ah ma chère, me rétorqua Lucile, c'est comme ça, tout ici est africain malgré tout.
Et nous avons continué notre visite.
Résultat des courses: de petites boucles d'oreilles marquées du sceau du désert et de l'orient.
J'en raffole.



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Marrakech 7- La caverne d'Ali Baba

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:51:29
La caverne d'Ali Baba .
Notre itinéraire était tel que nous devions nous rendre au souk à pied, en sortant de la Médina.
Chemin faisant, nous rencontrons un employé de l'hôtel qui nous reconnaît immédiatement et vient à notre rencontre.
-Vous êtes au Riad « La Sultana » n'est-ce pas?
-oui, répondit Lucile avec un sourire. Nous nous rendons au souk.
-Ah mais sur le chemin, il y a un marché berbère, je peux vous y conduire.

C'est parti nous acceptons de suivre notre guide de fortune et atterrissons dans « la caverne d'Ali Baba ». Oui le raccourci est aisé mais c'était mon impression.
Tout ici était magnifique. Des objets ornés de détails bouleversants, d'un raffinement très proche de l'art des hommes du désert, de l'art du Niger, celui des touaregs et des peuls. Feu ma grand-mère paternelle était une femme peule.

J'apprends que le Kilim ce tapis travaillé à la main est d'origine berbère. J'en ai un à la maison, bien sur il s'agit d'un ikéa mais tout de même, mon choix s'éclaire.
Je tombe en arrêt, devant deux grands vases majestueux gravés de l'écriture hébraïque. Je suis en émoi.
-Vite, partons Lucile, avant que je ne perde la raison.
-Tu vois me dit Lucile, c'est au Maroc que j'ai acheté mon pouf rouge.
-Vous devez rester prendre le thé avec nous
-Nous devons nous rendre au souk nous ne pourrons pas fit Lucile.
-Vous ne pouvez pas refuser une invitation au maroc, il faut venir.
Je regarde Lucile, je ne sais que faire, c'est la première pour moi, je ne voudrais pas commettre d' impair...
Lucile leur répond que devons vraiment y aller.
Pour faciliter encore plus notre fuite, je rajoute que étant situé sur le chemin de notre retour, nous repasserons à ce moment là et Lucile appui cette affirmation.
Nous sortons de l'exposition, et nous dirigeons vers le souk.
Il n'y pas de trottoir sur notre chemin, et les vélos, mobilettes, chariots tirés par Baudets et Chevaux surgissent de toute part.
Nous avançons rapidement, je marche d'un pas décidé, Lucile me suit de près, à nous voir on dirait que nous connaissons bien, même très bien les lieux.
Nous demandons notre chemin, nous sommes dans la bonne direction, c'est confirmé.
Les regards marquent à la fois la surprise, l'étonnement la curiosité à notre vue.
Force est de constater que deux nanas noires dans les rues de Marrakech, ça intrigue. Et en même temps nous avons droit à des regards appuyés (Lucile avec ses longues jambes menues et son allure très aèrienne, et moi avec mon air de baroudeuse en vadrouille ) nos profils ne sont probablement pas si courants ici.

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Marrakech 6- Esprit Riad

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:49:25

Esprit Riad

La particularité du Riad c'est d'avoir l'architecture d'une habitation en forme de cube, à la fois ouverte en son centre, coeur de l'habitation sorte de poumon vivant, accueillant bien souvent des sujets végétaux dominant ce lieu.

Le Riad présente également un aspect très fermé de vu de l'extérieur, presque hermétique, avec une façade bien souvent marquée par la sobriété, qui contraste avec la finesse et la richesse des meubles une fois que l'on se trouve en son intérieur.

Le Riad a donc un coeur, qui fédère tous ces hôtes créant une harmonie interne très conviviale. Des étages supérieurs, on a qu'à se pencher par dessus la balustrade qui surplombe ce lieu pour profiter de cette végétation domestiquée et converser avec les personnes qui sont plus bas. Et puis il peut y avoir, une piscine et c'était le cas de notre Riad.

C'est donc au pied d'arbustes touffus et petits végétaux tropicaux (bananiers nains, plantes vertes...) du riad que nous sommes installées , les pieds pratiquement dans l'eau de la piscine, pour déguster ce qui devrait être le plat le plus important de la journée, les mets du matin que nos hôtes attentionnés, ont la gentillesse de nous décrire.

L'atmosphère a encore changée par rapport à la veille. On entend les oiseaux chanter, on a l'impression d'être loin du monde et puis en arrière son, se profile des sons qui nous rappellent que la médina et sa vie grouillante, sont juste là, derrière les murs.
Ainsi, nous avons nous délecter de pain berbère, d'Harchee (pain réalisé à base de semoule de blé), de petites crêpes milletrous arrosées de miel.
Une vrai découverte culinaire qui vient bouleverser l'idée que cette cuisine se limiterait au fameux couscous, plats de Tajines et desserts pâtisseries au miel.
C'est bien plus. Les épicuriennes que nous sommes Lucile et moi, savourons ce moment et unanimement décernons la palme au pain perdu marocain.






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Marrakech 5- La ville Rouge

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:44:49
Enfin la ville rouge.

Arrivée à l'aéroport de Marrakech.
Je frôle le sol sans ressentir l'émoi qui me prend aux tripes chaque fois que j'arrive à Abidjan et que du sol, monte une odeur de terre caractéristique chargée d'un certain mysticisme ...mais j'y suis. Je me sens toute drôle car je suis seule pour un moment jusqu'au Riad et quelque part c'est un peu effrayant car j'arrive en terre inconnue.
Compte tenu des obstacles que j'ai eu à franchir aujourd'hui, je me demande encore à quoi je dois me préparer.
Passée la douane, je me dirige vers la sortie et là je cherche des yeux une pancarte du nom du Riad où je dois me rendre.
Aussitôt je vois un homme souriant, de petite taille qui me conduit à la Jeep.
-Mme Jacob?
-Oui bonjour, j'aurais dû arriver depuis le début de l'après-midi, lui dis-je avec un sourire non feint, mais je suis enfin là...
-et bien, bonne arrivée, me dit -il en démarrant la voiture, première fois à Marrakech?
-Oui. L'architecture est très intéressante, les facades sont toutes de couleur ocre, très proches de l'architecture du Pays Dôgon (au Niger), comme si elles étaient sculptées dans la terre.
-Vous savez on appelle Marrakech la ville rouge car c'est une très vielle ville et toutes les façades des maisons doivent être de cette couleur.
Deux villes coexistent, la veille ville, la Médina, où tout est authentique, traditionnel et la ville plus contemporaine, européenne même, situé en dehors des remparts...
Vous reviendrez car une fois qu'on à mis les pieds à Marrakech, on y reviens toujours. Marrakech c'est aussi le Miami de l'Afrique, la ville « Jet set » de l'Afrique.
« Vous savez, la conduite ici, est particulière, ne vous en faites pas, les gens ici conduisent comme dans un jeu vidéo ».

Cette remarque me fait sourire, nous sommes bien en Afrique!

Derrière la vitre de la Jeep, défilent des bâtisses aux formes carrés très traditionnelles, des gens à vélo, des mobylettes-taxis....transportant deux, trois voire...quatre personnes! Enfin la moitié des quatre étant des bébés ou des enfants.

La Médina, grouille de vie, des étals de légumes, des boutiques de produits locaux, des rues en enfilades, des dédales, des maisons où « Riad » se confondant en osmose avec à la nature des lieux, j'ai vraiment l'impression de côtoyer un monde ancien...

Les milles et unes nuit.

Nous arrivons à quelques mètres du Riad et mon chauffeur-guide m'accompagne à travers la médina, en m'expliquant, que dans la médina, tous les sens doivent être en éveil. Je m'enivre d'odeurs de mets divers qui flottent dans l'air agréablement.

-Hum, j'ai faim dis-je à mon guide.
-Vous restez combien de temps?
-le week-end.
-Eh bien vous allez prendre quelques petits kilos, ici la nourriture est riche et savoureuse. Il y tellement de plats différents...

Nous y voilà: La Sultana/La devanture est discrète presque imperceptible. Et pourtant cet hotel est membre des "Greats Hotels in the world" et " Small Luxury Hotel".

A l'intérieur, le riad spa est un havre de paix, une invitation à la sérénité.
Le chemin pavé mène au hall ou devrais-je plutôt parler de "coeur du riad".

Je retrouve Lucile qui a vécu avec beaucoup d’inquiétude mon périple contre la montre, nous descendons au restaurant du riad pour nous sustenter, j'ai hâte de ce premier voyage culinaire.
Nous sommes installées en face des deux musiciens présents, dans une ambiance feutrée, illuminée discrètement par des bougies...un monde d'alcôves et de pas feutrés...

C'est à la fois, un ravissement auditif et visuel; la richesse du travail ornemental sur les murs, les lourdes portes gravées, un mobilier issu du métissage des cultures d'Afrique noire, méditerranéennes, orientales et de la mer rouge. J'en prend plein la vue!!!
Tout ici n'est qu'harmonie, harmonie du bois et du bronze, harmonie de l'eau et du feu...
Le dîner: un régal de délicatesse! Les aliments ont leur goût propre, même accompagnés de sauce, une grande leçon d'humilité culinaire!
Je signe.

Puis vient l'heure du thé; même cette simple liqueur à un goût de sacré!
Lucile rajoute du sucre à son thé.
« Le thé à la menthe ma chérie, il faut du sucre. »
« du sucre mais non regarde, ça c'est brut, c'est nature »lui dis-je en posant mes mains sur la théière afin de capter la chaleur qui s'en dégage.
J'opte pour la légère amertume qui se dégage après chaque gorgée, du thé sans sucre, sucre qui ne vient que pour travestir (à mon/mes sens ) le goût unique du vrai thé à la menthe.
L'amertume, j'aime ça !

Samedi 22/11.

Esprit Riad.
Je n'ai pas beaucoup dormi de la nuit mais nous décidons de ne pas trop traîner et finissons par aller prendre le petit déjeuner.
Le programme est déjà tout tracé.
Lucile a prévu après le petit déjeuner, une visite du souk, un passage par la place Jemaa El Fna puis déjeuner au Nikki Beach dans la palmeraie.

Je suis ravie, d'autant que le petit-déjeuner est un enchantement. Peut-être ai-je tendance à être trop enthousiaste, mais c'est vrai. Souvent la découverte culinaire s'arrête aux plats principaux faisant du petit-déjeuner le parent pauvre
de cet art. Eh bien là, non.

Petite digression sur le Riad.

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Marrakech 4

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:40:51
A la rencontre du Mektoub

Station Charles de Gaulle Étoile, je me fraye un chemin vers la sortie, et là, je reste perplexe. Le trajet à été étrangement court! Contrairement au temps qui était annoncé sur le site de la ratp, il y a comme un léger souci.
Soudain, je me rends compte que je ne suis pas à Charles de Gaulle l'aéroport mais à l'étoile!!!

Je ressaute immédiatement dans le RER, réflexe pavlovien (ou fatigue incontestable?) et me retrouve embarquée vers la Défense où je réalise avec effroi et froidement, que je me suis trompée de RER.
Au lieu du RER B, je suis dans le A! C'est à ce moment, que je dois constater avec panique et un embarras non feint, une situation que l'on peut sans trop exagérer, qualifier (passez-moi l'expression) de mer-di-que!

Je dois refaire tout le trajet en sens inverse et contrairement à Florence Foresti, qui racontait hier à la radio sur le retour du boulot, comment le matin certaines personnes avaient le don d'attendre l'extrême limite pour se préparer, et ce alors qu'ils devaient être sur leur lieu de travail à une certaine heure limite, et malgré tout essayaient de se convaincre en leur for intérieur en se répétant, « pas de souci, 8h57 pour y être à 9 heures, j'suis large !».
Repousser les limites en faisant abstraction de l'impossible.

Eh bien je commençais à constater douloureusement (avec un sentiment de déjà-vécu) et en silence, que les limites de l'incompressible étaient inéluctablement en train d'être atteintes et même allègrement franchies.
Force m'était de constater que je n'étais « plus large » du tout (l'eussé -je déjà été) mais carrément aux frontières du réel.

Il est des moments inénarrables où l'inéluctable s'impose à vous tel une belle évidence qui sans prendre de gants, vous gifle l'égo, vous laissant pantois, sonné, n'ayant pas d'autre choix que le constat amère de la victoire de l'échec.

Comment avais-je pu me tromper aussi, (n'ayons pas peur des mots), aussi sottement?
La réponse ne venait pas.

C'est la réflexion qui fût la mienne alors que je rebroussais chemin.

Mais peut-on changer son mektoub?
C'était un peu mon challenge là.
Devais-je accuser le mektoub pour introduire une dose de fatalité à toute cette histoire où bien m'enfoncer encore plus?

Après un trajet interminable, durant lequel je ne puis plus réprimer les sanglots qui menaçaient depuis un certain temps déjà, et qui remontaient à ma gorge, j'arrivai enfin à l'aéroport Charles de Gaulle. C'était mort, j'en avais la ferme conviction.

Julien qui m'avait appelé durant mon trajet, essayait de trouver une solution rationnelle mais souvent avec moi, je remarquai après coup, il pouvait y avoir beaucoup d’irrationnel.

Je n'avais pas le courage, la force physique de lutter contre le sort ou le manque de cervelle dont j'avais fait montre.
Une voix bienveillante cependant (et je la remercie encore) m'interdit cependant de capituler.

Bien évidemment, à mon arrivée devant le panneau des départs, cela fut confirmé, le vol pour Marrakech avait décollé.

Je ne souhaitais qu'une seule chose, aller me pieuter.

Finalement, Julien après réflexion, me proposa de prendre un billet aller par un vol Royal Air Maroc sur le prochain vol.
Cette idée avait été envisagée auparavant (toujours ma petite voix), mais je l'avais refoulée, car vraiment embarrassée par la situation.
Heureusement tout a basculé.



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Marrakech 3

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:36:14

A la rencontre du Mektoub. (Suite)

Vendredi, le jour du départ, j'avais tout préparé, Julien me coache sur le trajet (on se demande bien pourquoi?), puis part avec nos deux fillettes que j'avais embrassé tendrement au préalable. J'ai un peu l'impression de les abandonner...

Je pars de la maison avec « un goût de quelque chose qui me manque » comme chaque fois que je pars de chez moi... classique.

Je me rend à la station pour prendre le RER direction Charles de Gaulle .

Le métro, arrive, et hop me voilà embarquée direction Châtelet.
Une fois à la station Châtelet, je prends mon billet pour Roissy et me dirige en suivant les indications. Je me retrouve devant un ascenseur, c'est le bon, un Italien me demande si c'est bien la direction du RER Charles De Gaulle, je lui réponds que oui. Il m'emboite le pas.

Nous arrivons sur le quai et là c'est juste la cohue. Plus de place dans le train qui part et un nombre important de personnes, qui n'a pas pu monter à bord se presse devant le train.

Le prochain arrive, je jette un coup d’œil rapide au panneau d'affichage, y lis Charles de Gaulle, et me dis que c'est le bon; je m'engouffre alors sans réfléchir dans le train à quai, trop contente d'être écrasée contre la vitre du RER qui m’emmène vers mon « mektoub » du jour.


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Marrakech 2

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 03:34:23

Le Mektoub (suite)

L'exemple de mon voyage au Maroc en était la preuve, car une semaine avant, j'en parlais encore comme si cela se ferait dans un mois.

Lucile, mon amie de longue date, qui vivait à Londres depuis quelques années maintenant, m'avait proposé de passer un week-end à Marrakech.

Nous devions nous y retrouver, elle en partance de Londres et moi de Paris, là bas afin de profiter d'un séjour détente et spa entre nana, un séjour aux effluves orientales.

J'avais souscrit immédiatement (et intérieurement) tout en répondant à Lucile que je souhaitait au préalable consulter Julien afin de savoir si en terme d'organisation familiale, cette idée était concevable.

-Marrakech? Ah bon? Avec Lucile? Humm, why not ?
-Tu es sûr tu n'auras pas de problèmes pour gérer les filles?
-pas de soucis bébé,vas-y!

C'est parti alors. Surtout que lui même était parti pour l'enterrement de vie de Barnabé (le parrain de notre fille aînée) lors de son mariage avec Petruschka quelques mois auparavant. Alors hein...

C'est ainsi que j'ai pris mon billet sur une compagnie low cost à destination de Marrakech.
J'étais ravie à l'idée de pouvoir faire ce voyage en solo avec Lucile, car nous nous voyions peu compte tenu de la distance et de nos em^plliis respectifs dans le monde de la finance.
C'était aussi l'occasion de pouvoir avoir du temps rien qu'à soi et ça, si c'est pas du luxe...

Aussi la veille de mon départ, j'anticipais une dure journée; mais j'avais mésestimé les conséquences que cela m'occasionnerait.

Jeudi, 23 heures et toujours pas sortie du taf. Marre! Cela ne s'annonçait vraiment pas sous les meilleures hospices.
Mais bon, il ne me restait plus qu'environ 11 heures avant le vol, c'était jouable.

C'est donc dans un état d'épuisement nerveux, mêlé d'une excitation retenue, que j'ai préparé ma valise, et bien après minuit que j'ai rejoins Julien dans la chambre.smiley


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Marrakech

Carnets de voyagePosted by Affwé Sun, April 13, 2014 01:32:08


Paris le 23 novembre 2008,

Les préparatifs.

« Ladies and Gentlemen, we are now boarding in Paris Charles De Gaulle, temperature is about 5 degrees, it's cloudy and it has been raining few hours ago. Hope you had a pleasant trip and wish to see you on easyjet airlines soon ».

Nous arrivons à Paris, 5 degrés celtius...brr, Julien m'avait annoncé par sms qu'il avait neigé...Fin du voyage.
J'ai hâte de rentrer à la maison.
Tout se passe bien. Après avoir passé la douane et récupéré mon bagage, je me dirige donc vers le Terminal A pour prendre le RER B.

Mais là impossible, les CRS bloquent le passage, il y a un colis suspect.
Après en avoir informé Julien, il me conseille de prendre un taxi et m'indique un itinéraire afin d'éviter les bouchons du dimanche...
Je le comprends, il sait depuis le temps, combien je peux être prévoyante autant qu'imprévisible.

Je rejoins donc la file d'attente des taxis et lorsque mon tour arrive, coup du sort, simple hasard ou "mektoub" (je vous laisse choisir), le conducteur ne m'était pas du tout inconnu. C'était la dame qui nous avait reconduit chez nous de la gare du Nord, lors de notre retour de notre London Trip chez Lucile, quelques mois plus tôt.

Ce court voyage au pays des milles et une nuit, à la découverte d'une culture ancestrale et propice à la sérénité, n'a pas été uniquement une découverte extérieure.

J'ai aussi appris que chaque situation, aussi difficile qu'elle puisse paraître, quelque soit le caractère inextricable qu'elle revête, peut, se révéler être un formidable voyage à la découverte et au tréfonds de soi, de ceux qui partagent notre quotidien et mettant en lumière les ressources insoupçonnables qu'ils sont prêts à déployer pour nous voir heureux, alors qu'on croyait connaître quasiment tout d'eux.
On pourra toujours se reprocher le temps perdu, l'argent gaspillé, mais çà, il faut bien le reconnaître, ça n'a pas de prix.

Cela je ne pouvais en avoir conscience au moment où je me suis rendue au métro Reuilly-Diderot, ce vendredi 21 novembre 2008 pour récupérer le RER B à Chatelet-les-halles...

Et dire que tout avait commencé comme cela....

Avec moi c'était souvent tout ou rien.
J'étais souvent pour ne pas dire toujours « borderline ».
A croire que frôler la limite me faisait vivre un peu plus vite ou au moins plus intensément?
Je ne pourrais le dire, mais assurément, j'avais un souci avec le temps...

Le Temps... cet invariable compteur, cet éternel insatisfait...
S'il devait se déguiser, le temps pourrait prendre soit l'apparence pour, qui le craint et cherche à le fuir, d'un trouble-fête gênant que l'on préfère snober, ou encore revêtir la couleur de l'espoir pour ceux qui de par leur jeunesse l'appréhendent à peine et croient s'en faire un ami....

Indubitablement restera la Parque pour chacun de nous...Pas cool hein? Je sais.
Mais c'est comme ça.

Enfin tout ça pour dire que j'avais vraiment du mal a appréhender le temps car en voulant, dans un délais imparti réaliser milles actions, j'étais forcément toujours un peu en guerre avec le temps.

Étais-je la seule à éprouver cela?

Les rares fois où j'arrivais à tout boucler, étaient les fois où j'avais eu raison du temps mais forcément au détriment de mon sommeil. Mon sacro-saint sommeil...

Combien de fois m'étais-je couchée après l'heure fatidique, je dis fatidique car, loin de moi l'idée pessimiste de la dégénérescence du corps qui vieillit, mais , j'étais déjà une grosse dormeuse avant de souffler sur mes trente bougies et il arrivait pendant mes études, que je sorte tard le soir jusqu'au petit matin pour ensuite enchaîner sans cligner des yeux, une journée de cours à la fac. Depuis, minuit est devenue une heure fatidique...

Maintenant, passé minuit, je sais invariablement que mon cher sommeil ne sera pas aussi réparateur et que j'aurais « du mal » le lendemain.

Sachant cela, je devrais pouvoir m'organiser en conséquence afin de ne plus vivre ce genre de cauchemar et bien la réalité est tout autre.

Paris Charles De Gaulle, terminal A. Un départ précipité.

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